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Fatigué de ce monde




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Auteur :Pascale Morice

Bonne Nouvelle - 00/03/03


Arnaud avait vingt-deux ans lorsqu'il a choisi de quitter ce monde. Qui était-il ? Pourquoi ce geste ?
Dans ces pages, la mère d'Arnaud cherche des réponses. Elle veut regarder en face et réfléchir à ce qu'exprime le suicide d'un jeune. Le témoignage est complété par la contribution de quatre spécialistes, éducatrice, pédopsychiatre, etc.
Un témoignage fort sur un drame qui exprime le désarroi de tant de jeunes de chez nous.
 

Journal de Cean (de la Mairie - 00/12/02

Vivre après le suicide d'un enfant
Vivre apr√®s le suicide d'un enfant Directrice d'une troupe amateur de th√©√Ętre pour adolescents, maire-adjoint charg√©e de la jeunesse, Pascale Morice, 50 ans, vient de publier Fatigu√© de ce monde. L'histoire de son fils Arnaud qui, en 1996, s'est donn√© la mort, √† 22 ans.

Pourquoi écrire sur le suicide de votre fils ?

Il s'agit d'un sujet que personne ne veut aborder. Pourtant, chaque année, en France, le suicide touche 12 000 personnes, dont 800 adolescents. Très mal perçu, le suicide comporte des aspects suspects : il faut combattre ce tabou et en parler. Six ans après la mort d'Arnaud, je prends la parole. Il ne s'agit pas seulement de rendre compte de ma situation personnelle mais de poser la question fondamentale : la société prend-elle suffisamment en compte la souffrance des adolescents ?

Poser la question, est-ce parce que la réponse est actuellement négative ?

Arnaud allait trop mal pour r√©clamer lui-m√™me quelque secours que ce soit. J'ai v√©cu ce moment comme une situation de ¬ę non assistance √† personne en p√©ril. ¬Ľ Personne ne s'offusque lorsqu'on porte secours √† un accident√©. Pourquoi refuse t-on √† celui qui souffre moralement l'assistance, dont il a besoin, sous pr√©texte que sa douleur n'est pas physique.

Des exemples ?

Des psychologues m'ont dit : ¬ę Votre fils pr√©sente des troubles de la personnalit√©, votre comportement est le meilleur possible, mais nous n'agirons que s'il vient vers nous. ¬Ľ Son p√©diatre m'a avou√© n'avoir rien diagnostiqu√© d'alarmant estimant que mes angoisses de m√®re √©taient exag√©r√©es. Des profs ont bien remarqu√© quelque chose, mais n'ont rien dit. Dans mon impuissance, j'√©tais seule.

Quelles sont les solutions ?

Avec quatre sp√©cialistes (professeur, p√©dopsychiatre, √©ducatrice sp√©cialis√©e, praticien hospitalier), nous avons essay√© d'apporter des r√©ponses. Il convient d'abord de sensibiliser les √©ducateurs √† aux difficult√©s des √©l√®ves afin de les conduire vers des lieux de soins. Une t√Ęche d'autant plus difficile que les adolescents ne sont pas pr√™ts √† accepter de l'aide. Il faut ensuite mieux √©couter les ¬ę ados ¬Ľ en v√©ritable crise : ils ne sont pas actuellement re√ßus comme il le faut. Apr√®s une tentative de suicide, le risque de r√©cidive est de 30 √† 50 % alors que le syst√®me hospitalier rend l'enfant √† sa famille sans pr√©caution.

Qui était Arnaud ?

Un jeune qui voulait vivre et c'est ce qui l'a tué.
 

RCF (radio Calvados) - 03/12/02


Suite √† votre envoi de l'ouvrage Fatigu√© de ce monde, nous avons enregistr√© une √©mission traitant de ce livre. Cette √©mission a √©t√© diffus√©e dans le cadre du magazine "De vous √† moi" le mardi 3 d√©cembre √† 19hl5 (rediffusion √† 20h, le 5 d√©cembre). Nous appr√©cions cette collaboration avec votre maison d'√©dition et serons toujours attentifs √† vos ouvrages.  

Le Telégrame - 06/02/03

Fatigu√© de ce monde ¬Ľ au-del√† du t√©moignage
Fatigué de ce monde
Le 10 janvier 1996, Arnaud mettait fin à ses jours. Il avait 22 ans. Sept ans plus tard, sa mère vient de publier un ouvrage d'une grande sensibilité et porteur d'une puissante réflexion.
Fatigu√© de ce monde est un poignant t√©moignage de m√®re bris√©e, mais aussi une analyse du d√©sarroi de la jeunesse et une exploration des pistes d'action. Pascale Morice a mis des ann√©es avant de se r√©soudre √† √©crire sur le drame qui la frappait avant de percevoir. comme un devoir, la n√©cessit√© de raconter un parcours ¬ę qui ressemble √† beaucoup d'autres, et qui est √©voqu√© trop rarement et trop peu ¬Ľ, de ¬ę poser les questions essentielles, susciter des r√©flexions, apporter des id√©es, des solutions ¬Ľ. Ne pas laisser de questions sans r√©ponses.
Au-del√† de la volont√© de t√©moigner de sa terrible souffrance. Pascale Morice a voulu livrer ses efforts pour comprendre ce qui a conduit son fils, mais aussi tant d'autres jeunes, √† choisir de quitter la vie. Quelles sont les raisons qui poussent au suicide ? Qui peut en porter la responsabilit√© ? D'o√Ļ vient le mal-√™tre des jeunes ? Comment en d√©celer les signes avant-coureurs ? Quelle est l'incidence de la consommation des drogues dites douces ? Qui peut agir, et comment ?
Autant de questions qu'elle n'a pas admis de laisser sans réponses. Des réponses qu'elle a puisées dans sa tragique expérience de mère, dans ses compétences professionnelles au contact des jeunes, et dans son engagement public d'adjointe au maire de Caen, chargée de la jeunesse. Mais elle est également allée les chercher auprès de professionnels des problèmes de l'adolescence (éducateurs, médecins, psychologués,enseignants...) qui font de ce livre bien plus qu'une évocation douloureuse d'un drarne familial. C'est un soutien à ceux qui sont confrontés aux mêmes difficultés.
Un ouvrage pratique √† l'intention de ceux qui pourraient avoir √† les conna√ģtre, et une interpellation des responsabilit√©s visant √† la mise en Ň?uvre de solutions.
 

La Croix du Midi - 06/03/03


Fatigu√© de ce monde, Les Nouvelles ¬ę√©ditions du Jubil√©¬Ľ ont rachet√© le fonds Sarment, Enfants du Fleuve et une partie de Fayard religieux. Elles lancent deux nouveaux d√©partements : Asie et Humanitaire.
Dans la collection ¬ę Enfants du fleuve ¬Ľ, une nouveaut√© particuli√®rement √©mouvante. Pascale Morice nous relate le suicide de son fils Arnaud.
A vingt-deux ans, ce dernier reprend √† son compte.le vers deWilliam Shakespeare : ¬ę Fatigu√© de ce monde, je demande √† mourir ¬Ľ. T√©moignage fort d'une m√®re qui, par l'√©criture, cherche √† comprendre. On mesure le traumatisme familial et on admire l'engagement de cette femme qui a voulu g√©n√©raliser ce drame en apportant sa contribution √† tous les parents confront√©s par les d√©sarrois des jeunes.
En fin d'ouvrage, l'auteur a fait appel à des spécialistes pour approfondir la réflexion et la prévention. C'est un ouvrage généreux qui aborde le suicide, sujet encore trop tabou, avec prudence et clairvoyance.
 

La vie quercynoise - 06/03/03


Fatigu√© de ce monde Les Nouvelles ¬ę√©ditions du Jubil√©¬Ľ ont rachet√© le fonds Sarment, Enfants du Fleuve et une partie de Fayard religieux. Elles lancent deux nouveaux d√©partements : Asie et Humanitaire.
Dans la collection ¬ę Enfants du fleuve ¬Ľ, une nouveaut√© particuli√®rement √©mouvante. Pascale Morice nous relate le suicide de son fils Arnaud.
A vingt-deux ans, ce dernier reprend √† son compte.le vers deWilliam Shakespeare : ¬ę Fatigu√© de ce monde, je demande √† mourir ¬Ľ. T√©moignage fort d'une m√®re qui, par l'√©criture, cherche √† comprendre. On mesure le traumatisme familial et on admire l'engagement de cette femme oui a voulu g√©n√©raliser ce drame en apportant sa contribution √† tous les parents confront√©s par les d√©sarrois des jeunes.
En fin d'ouvrage, l'auteur a fait appel à des spécialistes pour approfondir la réflexion et la prévention.
C'est un ouvrage généreux qui aborde le suicide, sujet encore trop tabou, avec prudence et clairvoyance.
 

RTL - 13/12/02


PATRICK POIVRE D'ARVOR :

Pascale Morice est une femme qui fait de la politique ; Elle est adjointe au maire de Caen. Elle est surtout la m√®re de 4 enfants dont l'un n'est plus. Ce gar√ßon s'appelle Arnaud. Il est parti et vous avez d√©cid√© d'√©crire sur lui dans un tr√®s beau livre qui s'appelle Fatigu√© de ce monde aux √©ditions du Jubil√© dans cette collection que l'on aime beaucoup, les ¬ę Enfants du Fleuve ¬Ľ. Pourquoi est-ce que vous avez voulu parler d'Arnaud ? Est-ce que c'√©tait simplement une th√©rapie ?

PASCALE MORICE : Merci d'abord de m'avoir invit√© : Je suis tr√®s heureuse de pouvoir vous parler de ce livre qui vient de para√ģtre et qui, bien √©videmment est encore plein d'√©motions. La parution d'un livre, c'est quelque chose de fort, surtout quand il s'agit d'un sujet comme celui-l√†. Pour moi, cela a √©t√© une vraie n√©cessit√© d'√©crire ce livre. Au travers des souffrances que j'avais partag√© avec Arnaud, il m'est arriv√© vraiment tr√®s vite l'envie d'√©crire et de t√©moigner. Je crois que le suicide est malheureusement un sujet hautement tabou dans notre soci√©t√©, et pourtant, c'est un geste qui tue des milliers de personnes chaque ann√©e. On sait que c'est unes des premi√®res causes de mortalit√© de la jeunesse, et le chiffre noir est s√Ľrement tr√®s lourd. C'est un vrai probl√®me de soci√©t√©, et pourtant, il y a un silence √©norme qui plane sur ce geste et sur toutes les souffrances.

PPDA : II faut bien dire, Pascale Morice, qu'en effet, il y a plus de gens qui se suicident que de personnes qui meurent sur les routes en France. Aujourd'hui, la mortalité due à l'insécurité routière est devenue une cause nationale ; Quant au suicide, on n'en parle pas suffisamment.

PM : On ne parle pas non plus suffisamment de tout ce qu'il y a autour du suicide. Vous verrez dans le livre d'ailleurs que je parle finalement peu du suicide. Je parle de toutes les souffrances qui pr√©c√®dent, et je crois qu'il faut beaucoup rapprocher la souffrance suicidaire des autres souffrances adolescentes, comme les souffrances d√©pressives, les souffrances des jeunes anorexiques, celles qui se r√©v√®lent par des troubles du comportement divers. Ce sont des expressions multiples d'une m√™me souffrance, qui va aboutir (ou non) √† un passage √† l'acte dans certains cas. Je voulais absolument que l'on brise les silences, les tabous. Je me suis donc donn√©e dans ce livre des buts tr√®s pr√©cis, avec en m√™me temps une conscience aigu√ę que j'abordais un sujet tr√®s, tr√®s d√©licat : parler de la mort de son enfant, c'est terrible, mais lorsqu'il s'agit d'une mort comme celle-l√†, c'est alors encore beaucoup plus difficile !

PPDA : Alors donc, pour prendre un peu de distance vis-√†-vis de quelque chose qui, √©videment sera toujours en vous, et pour lequel il est tr√®s difficile de s'√©loigner en tout cas, vous avez souhait√© prolonger votre t√©moignage par une s√©rie de questions auxquelles vous tentez de r√©pondre avec des sp√©cialistes, que ce soit des professeurs, √©ducatrices sp√©cialis√©es, p√©dopsychiatre, ou praticien hospitalier. Je pense que ce dialogue, qui est au fond √† cinq niveaux, peut donner des cl√©s aux parents d'enfants qui se trouvent dans des situations suicidaires ou de ¬ę comportements anormaux ¬Ľ.

PM : Absolument oui. Si vous voulez, j'ai pens√© que mon t√©moignage serait peut-√™tre fort mais qu'il ne serait peut-√™tre pas suffisant. D√®s le d√©part quand j'ai √©crit, j'avais l'id√©e tr√®s pr√©cise que ce serait pour la pr√©vention du mal-√™tre des adolescents. Je suis en plus, toujours √† leur contact puisque, comme vous l'avez dit, je fais de la politique mais je ne suis entr√©e que tr√®s r√©cemment en politique. Je suis plut√īt une femme de terrain, une femme de la soci√©t√© civile comme on le dit habituellement. Je suis en contact avec des enfants des adolescents avec qui je partage √©norm√©ment. C'est aussi tout cela qui m'a port√© √† t√©moigner parce que je les connais : on a des relations extr√™mement privil√©gi√©es. J'ai donc tr√®s vite senti que mon t√©moignage ne serait pas suffisant pour la pr√©vention, et qu'il faudrait aller bien au-del√†. De toutes ces interrogations multiples que j'avais tir√©, de tous ces souffrances, j'ai essay√© de tirer des questions, des id√©es et des subjections. Et bien √©videmment, il fallait que je les confronte. J'ai √©t√© accompagn√©e merveilleusement par des praticiens √† qui je rends un hommage particulier. J'ai beaucoup d'amiti√© pour eux. Je ne les connaissais pas au moment o√Ļ mon fils souffrait. Je les connais depuis peu. Il s'agit de Fr√©d√©ric Kochman, m√©decin praticien √† Lille et de Patrick Genvresse, p√©dopsychiatre √† Caen qui ont une vraie r√©flexion. On s'est rendu compte qu'on avait plein de points communs, que l'on avait des d√©marches semblables. Moi en tant que parent et eux en tant que praticien, on avait la m√™me r√©flexion. Il fallait absolument qu'on avance et que l'on donne des clefs. C'est tr√®s, tr√®s difficile parce que c'est un probl√®me complexe. N√©anmoins il fallait absolument que l'on apprenne √† agir en amont des souffrances pour les prendre avant qu'elles ne deviennent trop graves, ne deviennent des anorexies au bout de leur terme, des d√©pressions tr√®s gravissimes, ou des passages √† l'acte. Donc il fallait absolument agir en amont. C'est le but de ce livre. Les m√©decins et des √©ducateurs qui ont particip√©s (Marie - Elisabeth Maubert et Denyse Sanson) m'ont √©norm√©ment aid√©e. On a fait un travail ensemble.
C'est aussi cela le message du livre : c'est-√†-dire un dialogue √©tablit entre tous ceux qui n'arrivent pas √† se parler ou ne se comprennent pas. J'ai moi-m√™me √©tait confront√© √† la difficult√© d'aller appeler au secours des m√©decins. Ces m√©decins ne m'entendaient pas et ne comprenaient pas. Ils comprenaient que mon enfant souffrait, mais ils me disaient vite : ¬ę Oui mais madame on comprend bien, mais votre fils est majeur, on viendra l'aider s'il nous le demande lui-m√™me ! ¬Ľ.

PPDA : Alors vous vous l'avez dit vous-m√™me Pascale Morice : Votre fils √©tait majeur donc il s'est suicid√© √† l'√Ęge de 22 ans. C'√©tait un homme comme beaucoup de jeunes de son √Ęge il √©tait tr√®s sensible, il √©tait tr√®s g√©n√©reux et il √©tait peu √™tre m√™me trop sensible et il a une vision dites-vous relativement manich√©enne du monde ; tous noirs, tous blancs ! Il √©tait certainement tr√®s id√©aliste. Vous pensez que c'est peut-√™tre ce qui l'a tu√©, vous pensez aussi que les drogues qu'il prenait, l'ont au fond, enfonc√© un peu plus dans son d√©sarroi, et sont peut-√™tre aussi responsables.

PM : Bien √©videment. C'est vrai que beaucoup de ces jeunes sont des gens extraordinaires en plus (√©videmment si une m√®re le dit, ont va trouver √ßa vraiment suspect, mais je crois de nombreux √©l√©ments le prouvent). Ces enfants souvent, qui ont des souffrances de ce type que nous √©voquions tout √† l'heure, ce sont souvent des enfants d'une sensibilit√© souvent hors des normes et souvent aussi d'une intelligence qui est parfois tr√®s forte. Cet ensemble fait que l'injustice du monde leur appara√ģt comme quelque chose de totalement insupportable. Je crois qu'Arnaud √©tait comme vous le disiez, quelqu'un de profond√©ment g√©n√©reux et id√©aliste. Il a cru trouver comme beaucoup de jeunes de ces comportements de fuite, notamment dans l'utilisation de hashich, des r√©ponses et momentan√©ment bien s√Ľr, cela le mettait dans un √©tat qui planait un peu, il trouvait √ßa agr√©able et en fait, il ne s'est pas rendu compte qu'il tombait dans un pi√®ge. Je voudrais dire que bien √©videment, je sais que le hashich, est une des drogues les plus l√©g√®res par rapport √† d'autres qui sont √©videment des drogues dures. Mais je n'aime pas le mot ¬ę drogue douce ¬Ľ parce que je trouve qu'il ne veut rien dire : je veux absolument qu'on consid√®re les jeunes qui sont plus fragiles que d'autres, et qui en fumant ces fameux joins, vont √™tre beaucoup plus fragilis√©s que tout un chacun. On sait bien c'est la m√™me d√©marche pour l'alcool. Je ne dis pas que le hash est une drogue dure. Bien √©videmment, c'est une √©vidence. Je sais que c'est une drogue l√©g√®re, mais n√©anmoins sur des sujets fragiles, elle peut √™tre hautement mauvaise, c'est-√†-dire que petit √† petit on d√©prime, on a de moins en moins d'envie et on s'√©loigne du monde r√©el. C'est cet √©loignement du monde r√©el qui, √† mon avis, est supr√™mement dangereux pour les gens qui sont en souffrance et en recherche.

PPDA : Voila c'est un tr√®s beau livre √©crit donc trois ans apr√®s la mort d'Arnaud. Vous dites √† un moment donn√© dans votre livre ¬ę II y a trois ans le sol s'est ouvert sous mes pied. Tout est d√©sormais diff√©rent puisque tu n'es plus l√† ¬Ľ et en m√™me temps le cadeau qu'il vous fait c'est de vous permettre de t√©moigner aujourd'hui et peut-√™tre de sauver d'autres jeunes gens, ou en tout cas d'aider des parents de jeunes qui sont dans la difficult√©. Je vous rappelle donc le titre de votre livre ¬ę Fatigu√© de ce monde ¬Ľ une expression que l'on peut employer pour Arnaud. Il est sign√© de sa maman Pascal Morice. Il est paru aux ¬ę Enfants du Fleuve ¬Ľ, pr√©cis√©ment aux Editions du Jubil√© dans cette collection qui s'appelle les ¬ę Enfants du Fleuve ¬Ľ. Merci beaucoup Pascale Morice.

PM : C'est moi qui vous remercie, en espérant profondément que ce livre contribuera à aider à ceux qui souffrent et ceux aussi qui ne comprennent pas la souffrance de ce qui soufrent... si je m'exprime bien.

PPDA : Oui, en effet, et on l'espère aussi pour vous.

PM : Merci.
 

La croix - 14/01/03

Fatigué de ce monde
Arnaud s'est jet√© d'un pont un soir o√Ļ le d√©couragement √©tait √† son comble. C'√©tait en 1996. Il avait 22 ans. Sa m√®re, Pascale Morice, nous invite dans ce livre publi√© six ans apr√®s le drame, √† parcourir avec elle le chemin de douleur qui fut le sien.
Plus que le seul t√©moignage, elle pose les questions qui la hantent aujourd'hui et en appelle √† la soci√©t√© enti√®re. Par exemple : pourquoi existe-t-il des carences institutionnelles, en France, pour les adolescents pr√©sentant des sympt√īmes d√©pressifs et des id√©es suicidaires ? Ou encore : faut-t-il tout imputer √† la crise d'adolescence ?
Pascale Morice souligne que le suicide des jeunes est un fléau, une dérive. 50 000 tentatives par an, c'est énorme. Sujet qui demeure toujours un tabou, même si un plan national de lutte a enfin vu le jour à l'automne 2000.
Apr√®s un tel chagrin v√©cu dans sa propre famille et l'audacieuse d√©marche analytique entreprise par la suite, l'auteur avance √† pas compt√©s, mais avec d√©termination : ¬ę C'est en ouvrant le dialogue et en se battant contre les peurs et les refus de regarder ce drame en face que nous pourrons mieux nous pencher sur la multiplicit√©, l'extr√™me diversit√© et la complexit√© des causes profondes et des facteurs pouvant entra√ģner un suicide. ¬Ľ
Propos dignes de la plus grande attention, qui incitent √† fuir les clich√©s et les jugements p√©remptoires. Car le cheminement de cette m√®re √©prouv√©e part d'une situation r√©elle : ¬ę J'ai encore l'image de son air pensif devant sa tasse de Ricor√©, me disant : ¬ę Je n'ai aucune estime pour moi ¬Ľ, se rem√©more-t-elle. Phrase √©tonnante d'un gar√ßon d'alors 14 ans, qui d√©livrait ainsi parfois des messages inqui√©tants, et qui commen√ßait √† rendre ses parents perplexes. Malgr√© une grande pudeur, rien n'est cach√© de ce qui a conduit au suicide d'un jeune, dans ce livre courageux qui ouvre vraiment √† la r√©flexion.
 

La croix - 14/01/04

Fatigué de ce monde
Arnaud s'est jet√© d'un pont un soir o√Ļ le d√©couragement √©tait √† son comble. C'√©tait en 1996. Il avait 22 ans. Sa m√®re, Pascale Morice, nous invite dans ce livre publi√© six ans apr√®s le drame, √† parcourir avec elle le chemin de douleur qui fut le sien.
Plus que le seul t√©moignage, elle pose les questions qui la hantent aujourd'hui et en appelle √† la soci√©t√© enti√®re. Par exemple : pourquoi existe-t-il des carences institutionnelles, en France, pour les adolescents pr√©sentant des sympt√īmes d√©pressifs et des id√©es suicidaires ? Ou encore : faut-t-il tout imputer √† la crise d'adolescence ?

Pascale Morice souligne que le suicide des jeunes est un fl√©au, une d√©rive ‚?? 50 000 tentatives par an, c'est √©norme ‚?? qui demeure toujours un tabou, m√™me si un plan propre famille et l'audacieuse d√©marche analytique entreprise par la suite, l'auteur avance √† pas compt√©s, mais avec d√©termination : ¬ę C'est en ouvrant le dialogue et en se battant contre les peurs et les refus de regarder ce drame en face que nous pourrons mieux nous pencher sur la multiplicit√©, l'extr√™me diversit√© et la complexit√© des causes profondes et des facteurs pouvant entra√ģner un suicide. ¬Ľ
Propos dignes de la plus grande attention, qui incitent à fuir les clichés et les jugements péremptoires.

Car le cheminement de cette m√®re √©prouv√©e part d'une situation r√©elle : ¬ę J'ai encore l'image .de son air pensif devant sa tasse de Ricor√©, me disant : ¬ę Je n'ai aucune estime pour moi ¬Ľ, se re-m√©more-t-elle. Phrase √©tonnante d'un gar√ßon d'alors 14 ans, qui d√©livrait ainsi parfois des messages inqui√©tants, et qui commen√ßait √† rendre ses parents perplexes. Malgr√© une grande, pudeur, rien n'est cach√© de ce qui a conduit au suicide d'un jeune, dans ce livre courageux qui ouvre vraiment √† la r√©flexion
 

RCF(RadioMeditérrannnée) - 21/12/02


Pascale MORICE est mère de famille et professionnellement impliquée dans l'accompagnement de jeunes. Engagée dans le cadre de son mandat de maire adjoint de Caen, elle a réussi, dans ce livre, à passer du particulier au général. Elle se sert de son expérience personnelle pour nourrir une réflexion sur les difficultés d'avoir 20 ans aujourd'hui. Et surtout, elle propose des solutions.
FATIGU√? DE CE MONDE
Un t√©moignage fort, sur un drame qui exprime le d√©sarroi de la jeunesse occidentale. Ceux et celles qui s'int√©ressent de pr√®s aux jeunes, reconnaissent qu'√™tre jeune aujourd'hui demande une grande force. La jeunesse actuelle a du m√©rite pour vivre un certain √©quilibre. Tout est tellement d√©sax√© : plus de rep√®res, plus de morale, plus de soutien psychologique, plus rien qui puisse soutenir cet √Ęge si fragile. Quel est donc le moteur qui met notre soci√©t√© en marche et la fait se mouvoir ? Tout ce qui √©tait s√©riueux est banalis√©, moqu√©, tourn√© en d√©rision, et m√™me rejet√©.
Les "valeurs", comme on dit souvent, sont √©touff√©es par l'ambiance de d√©sagr√©gation de notre √©poque, qui rappelle assez bien celle de la d√©cadence de l'empire romain. J'ai beaucou√ģp appr√©ci√© l'analyse de notre soci√©t√© actuelle, que Pascale MORICE a intitul√©e "Etranges paradoxes". Mais Pascale MORICE ne se contente pas de d√©crire sa peine immense et celle de sa famille, devant le suicide de son grand fils Arnaud. Elle analyse le plus objectivement possible les raisons qui ont pouss√© ce jeune plein d'entrain, plein d'humour, assez bien dou√©, d'abord √† se tourner vers la drogue, puis √† mettre fin √† ses jours. L'auteur, dans la deuxi√®me partie de son ouvrage, pose des questions √† des enseignants, √† des √©ducateurs, √† des m√©decins. Toutes ces r√©ponses sont fort √©clairantes.Pascale MORICE n'h√©site pas aussi √† √©tudier le probl√®me du c√īt√© des parents que si souvent on accable, sans donner de solutions¬Ľ Eux aussi, ces parents, sont parfois d√©pass√©s par les √©v√©nements, m√™me dans les cas de familles dites "correctes". Les condamner n'est-ce pas faire fi de l'ambiance g√©n√©rale dans laquelle nos jeunes vivent, grandissent, se forment, ou se d√©forment, en dehors du cocon familial ?
Avec ce livre, on dépasse le cas très particulier de ce jeune Arnaud trop sensible, trop déphasé, trop fragile, dans notre monde dévoreur.
Un ouvrage réaliste mais optimiste malgré tout, à lire et même à méditer.
 

L'ange gardien - 30/05/03

Fatigué de ce monde
Pascale MORICE Fatigu√© de ce monde coll. Enfants du fleuve ‚?? 288 p. 19 euros
Un t√©moignage fort sur un drame qui exprime le d√©sarroi de la jeunesse occidentale. Par une m√®re de famille engag√©e. Ou les difficult√©s d‚??avoir 20 ans aujourd‚??hui.