Kong Wang Shan ? L'Apôtre Thomas et le Prince Ying

Version : Française

Auteur(s) : Perrier Pierre
Département : Sarment
Collection : Hors collection
31.00 

Ce livre renouvelle de façon magistrale l'interprétation des gravures rupestres ornant une colline proche du port de Lianyungang au débouché chinois de la route de la soie. L'analyse à laquelle, l'auteur convie le lecteur, remet en cause les premières interprétations bouddhiques, taoïstes et même manichéennes qui en ont été données postérieurement à 1980. Non seulement tout concourt à confirmer la datation aux années 69-70 après J.-C. de ce qu'on attribuait à l'époque Han », mais encore, de nombreux détails, concernant aussi bien les figures que leur mise en scène ne se comprennent que dans la perspective d'un contexte judéo-chrétien (TJC) de l'Empire parthe ou de la Palestine (qui alors n'est pas de culture grecque, mais bien araméenne et parthe), qui leur donne tout leur sens, le plus souvent étranger tant aux Occidentaux de tradition gréco-romaine qu'aux Extrême-orientaux.

Cette nouvelle analyse de la frise de Kong Wang Shan fournit une importante contribution, non seulement à l'histoire des religions de la Chine mais - à partir de témoignages chinois - à l'identification d'un bouleversement religieux qui se produisit à cette époque et qui eut un retentissement mondial.

C'est un évènement universel qui, en partant du Moyen-Orient, a influencé toutes les parties du monde alors accessibles, soit par les routes terrestres, soit par les mers, et qui a touché, presque au même moment, les deux empires les plus peuplés et les deux civilisations les plus avancées de la planète. Cette frise acquiert ainsi une importance exceptionnelle car elle permet de distinguer plus clairement les formes occidentale et orientale prises par le christianisme à partir d'un même noyau judéo-chrétien moyen-oriental.

A l'heure où la Chine affirme sa place de puissance économique, militaire, scientifique de tout premier plan, il est saisissant de découvrir que l'Eglise chrétienne y a été fondée dés les origines du Christianisme.

Kong Wang Shan, littéralement « Mont du Prince Duc » : un nom qui restera comme celui d'une des plus grandes redécouvertes du XXIe siècle. Situé près de Lianyungang, grand port chinois du Ier siècle, ce lieu surplombe la route qui conduit aux capitales de l'Empire des Han : Xi'an et Luoyang. Là, un ensemble de bas-reliefs de plus d'une centaine de personnages a été sculpté en l'an 70 de notre ère, selon une datation précise fondée sur des documents de l'Empire. Ce livre, prenant appui sur les travaux archéologiques chinois, et présentant le résultat des études du groupe multidisciplinaire international que l'auteur a coordonné, constitue la première étude systématique de la frise de Kong Wang Shan. Remettant en question l'attribution bouddhiste ou taoïste qui était retenue jusqu'à présent, sur la base d'une analyse à la fois trop partielle et discordante, il montre qu'une interprétation cohérente et complète de toutes ces figures devient possible, dès lors que l'on prend en considération le judéo-christianisme et la culture parthe.

Cela conduit l'auteur à défendre la thèse suivante : le thème de la frise est la prédication évangélique initiale de l'apôtre Thomas. Venu en Chine par la mer, depuis le sud de l'Inde, à la demande de l'empereur Mingdi, il a été accueilli par le Prince Ying. Cette thèse n'est provocatrice qu'en apparence : les traditions indo-mésopotamiennes des « chrétiens de saint Thomas » et celles d'Arménie ont toujours évoqué ce séjour de l'apôtre en Chine, peu d'années avant son retour et son martyre en Inde.

L'intérêt de Kong Wang Shan pour l'histoire du premier siècle n'en ressort que plus fortement, puisque cette frise est sans aucun équivalent archéologique ou littéraire, notamment en ce qui concerne la fondation d'une église apostolique. Frise, calvaire, église, baptistère, lieux de formation de la hiérarchie, tout cela permet d'éclairer bien des textes jusqu'alors incompris. À l'apogée de la grande dynastie chinoise Han, se révèle l'influence bénéfique du succès de la prédication de l'apôtre Thomas.

Un témoignage unique au monde sur la prédication apostolique (à paraître également en langues anglaise et chinoise).

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